Pour sa toute première visite en Afrique et à quelques semaines de son départ de la maison blanche, le Président américain sortant Joe BIDEN s’est entretenu en Angola avec ses homologues de RDC, de la Zambie, de l’Angola et de Tanzanie pour planifier la construction du corridor de Lobito qui représente l’un des plus importants projets ferroviaires de la région qui raliera la Zambie à l’Océan Atlantique via la République Démocratique du Congo et l’Angola pour faciliter l’exportation qui est en réalité la planification d’un pillage massif des ressources minières de ces pays.
La convoitise des richesses africaines par les plus grands producteurs mondiaux ne cessera pas de sitôt si la nouvelle génération des jeunes africains ne se réveillent pas de leur profond sommeil pour mettre à la tête des différents Etats, des dirigeants capables d’imposer une rupture dans les différentes approches partenariales avec les occidentaux qui ne visent pour la plupart qu’à faire de l’Afrique le grand fournisseur des ressources stratégiques, au détriment du développement et d’une collaboration qui faciliteront une transformation de la structure industrielle afin de permettre à une jeunesse résolument tournée vers la consommation à changer de paradigme pour s’insérer dans le tissu économique mondial comme étant des producteurs de richesses qui sortiront l’Afrique d’une pauvreté longtemps planifiée et savamment entretenue.
Des financements américains, de l’Union Européenne et du G7 salués par des dirigeants africains incapables de sonner la cloche de l’arrêt du pillage continue d’un continent longtemps appauvri
Le Président angolais João Lourenço et le Président américain sortant Joe Biden ont conjointement accueilli Félix Tshisekedi Président de la République démocratique du Congo, Hakainde Hichilema Président de la Zambie, et Phiplip Pango Vice-Président de la Tanzanie, ainsi que les chefs d’entreprises du secteur privé, des institutions américaines de développement financier et l’Africa Finance Corporation (AFC) pour célébrer et souligner les progrès accomplis dans le développement du projet du corridor transafricain de Lobito et le partenariat du consortium de ce corridor. Le Président américain qui partira de la maison blanche le 20 Janvier 2025 a annoncé dans le cadre du partenariat pour l’investissement dans les infrastrustures mondiales (PGI), un financement 560 millions de dollards et des engagements privés qui pourraient apporter 200 millions de dollards supplémentaires pour des projets d’infrastructures le long du corridor.
Ce projet de corridor salué par le dirigeant américain ainsi que tous les pays occidentaux qui ont participé à l’esclavage et au pillage interminable de l’Afrique pendant la colonisation et après, permettra d’accelérer l’exploitation abusive et l’exportation du cobalt, du coltant, du cuivre, du lithium, etc qui sont des minerais stratégiques necessaire à la transition mondiale vers les énergies propres et à la connectivité numérique devenue incontournable pour tous les pays dits développés. Ce projet qui s’apparente comme étant une planification concurentielle vis à vis du géant chinois qui est également un prédateur de ressources naturelles dans la région, place toujours les intérêts des pays africains au second plan au regard de la vision limitée de ses dirigeants qui pensent et croient que l’Afrique doit démeurer le fournisseur éternel des matières premières aux autres qui sont qualifiés comme les plus riches au détriment d’une jeunesse dont l’avenir compromise est condamnée à démeurer de simples consommateur. Une rupture dans une approche de partenariat déséquilibrée vers une politique de prise en main de ses ressources à l’image des pays de l’AES ne peut-elle pas permettre aux africains notamment la RDC de stopper les crises dans les régions pourvues de richesses pour devenir enfin indépendant et exercer pleinement leur souveraineté ?